les gens qui ont du succès agissent. Ceux qui aimeraient en avoir réfléchissent - Pierre Morency

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Pratique professionnelle destinée à favoriser un état d’équilibre, de bien-être physique et mental au soulagement à la douleur,  la kinésiologie est née aux États-Unis dans les années 60 suite aux tests musculaires du Dr Goodheart. Chiropracteur à la base, il a démontré l’interaction entre les muscles/organes/méridiens d’acupuncture et que le tonus musculaire reflétait l’état de fonctionnement de notre organisme dans sa totalité.

Dans les années 70, le Docteur John Thie démocratisera la kinésiologie, notamment avec son livre « Touch For Health ». Ce sera le tremplin de son développement des années 80 à nos jours.

Parallèlement, dans les années 80, d’autres mouvements vulgariseront le test musculaire en apportant une grande importance aux émotions associées aux troubles traités. Suivront des travaux promordiaux, comme ceux du Dr Dennison, sur la communication entre les hémisphères gauche et droit du cerveau, …

Par des tests musculaires et les points d’acupressure de l’énergétique chinoise, la kinésiologie permet d’identifier les réponses sur la perte de vitalité ou d’énergie du corps. Ne dit-on pas d’ailleurs « les bras m’en tombent » ou encore « j’ai les jambes coupées » lorsque quelqu’un nous annonce une nouvelle inattendue ou chargée en émotions ?

Cette méthode d’accompagnement de la personne sert à maîtriser son stress et ses émotions négatives en travaillant sur les ressentis mémorisés par le corps. Elle conduit au dénouement des blocages émotionnels et énergétiques.

Jérôme Goupil, kinésiologue en région parisienne depuis mai 2014, nous éclaire sur cette approche encore récente.

Pouvez-vous nous raconter ce qui vous a amené à la pratique de la kinésiologie :

la crise de la quarantaine ? 

Effectivement, j’ai réalisé ma crise de la quarantaine à 35/36 ans, mais je l’ai plutôt vécue comme une suite logique des choses, un cheminement pour donner un sens à ma vie. C’était une période où j’étais « en pilotage automatique », où j’avais l’impression de décider de tout et au final, je ne décidais de rien. Pendant ce passage de ma vie, l’inconscient et l’égo étaient aux commandes.

Ce déclic m’a permis d’entamer un parcours de développement personnel. D’entrée de jeu, cela m’a passionné, au-delà simplement du fait d’effectuer un travail sur moi. Pendant sept ans, j’ai essayé différentes techniques :  la mémoire cellulaire, le ribirth, la psychanalyse, une approche sur les cinq éléments, la structure du corps, la méditation,… tout en participant à énormément de stages différents sur le psycho corporel ou les constellations familiales.

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Quels sont les objectifs de cette discipline ?

Ils peuvent être multiples, mais d’une façon générale ils se concentrent sur le mieux-être de la personne. Son fondement de base repose sur l’identification d’émotions mal gérées par le corps. Suite à quoi, un stress survient et donne naissance à des maux. En kinésiologie, nous travaillons aussi bien sur le mal-être que sur la dyslexie, ou sur l’accompagnement de quelqu’un qui s’interdit de réussir, sur les peurs, etc.. L’origine est souvent la même : quelque chose d’imperceptible, de sous-jacent empêche la personne de se développer, de se réaliser, d’être en phase avec elle-même. C’est aussi un excellent outil pour travailler sur les douleurs.

 Comment identifiez-vous les blocages du corps chez vos patients lors d’une séance ?

Uniquement via le test musculaire. Il vient en réponse aux mémoires ou croyances engrammées dans notre corps.

  Rencontrez-vous des patients qui traversent la crise de milieu de vie ?

La phase du milieu de vie se traverse plus ou moins bien selon les personnes. Certains la vivent naturellement sans crise réelle d’ailleurs. Il ne faut pas penser que seules les personnes qui se sentent mal la rencontrent, mais chacun la manifeste à sa façon.

Chaque individu, chaque humain, dans la petite enfance, met en place un ou des contrats de survie, et plus l’enfant mettra la barre haute, plus il y aura de chances que la crise de milieu de vie soit impactante dans sa vie d’adulte. La sortie n’en sera que plus douloureuse.

50%  de ma clientèle se matérialise par des personnes perdues, en burn-out, en début de dépression. Elles ne peuvent plus prendre de décisions et ne font preuve de plus aucun discernement. Le futur se résume, pour eux, aux 15 prochains jours !

Dans mon cabinet, je rencontre des patients de plus en plus jeunes. Ils effectuent leur crise de la quarantaine dès 33 ans. La génération XY n’émet pas le même raisonnement que nous sur l’existence. Nous, nous pensons schématiquement que, pour réussir sa vie, il suffit d’un travail avec un bon salaire pour que tout se passe bien. Après leurs études, les jeunes eux, se disent qu’il est hors de question de passer 80 heures au travail, qu’ils soient complètement éreintés et qu’ils ne puissent pas profiter de la vie. Ils rejettent ce système, tout en se sentant piégés. Ce phénomène peut déboucher sur une crise de milieu de vie dont le questionnement se formalisera par : comment puis-je me réaliser autrement, vivre d’une autre façon ?

Cette situation reflète tout le paradoxe de notre société actuelle : nous avons des outils qui vont de plus en plus vite et pourtant, nous avons de moins en moins de temps à nous consacrer. Nous ne prenons plus le temps de la réflexion. Nous restons happés par les sms qui tombent sur nos téléphones, les mails incessants, l’actualité en temps réel, bref, un tourbillon quotidien au rythme effréné, où nous passons la plus grande partie de notre vie à courir après le temps au lieu d’en profiter et surtout de le conscientiser dans l’instant présent.

  Combien de séances sont nécessaires pour progresser ? Les séances peuvent-elles être complétées ? Par quoi ?

Ce n’est pas l’outil qui donnera la réponse à cette question, mais la vitesse à laquelle la personne peut progresser. Il faut s’adapter à son rythme. Les séances sont parfois complétées à la maison par des travaux d’encrage, d’auto suggestion.

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  La kinésiologie est-elle une matière d’enseignement ? En quoi ?

En ce qui me concerne, se fut une remise en cause énorme. L’outil en lui même peu sembler simple, mais il reste pourtant d’une efficacité déconcertante. Le praticien doit se fier uniquement au test et laisser son égo, ces croyances de coté afin que les mémoires traumatiques du patient s’expriment pleinement à travers le test musculaire.

Imaginez : autant d’études pour découvrir que c’est le patient qui détient la vérité et que notre avis n’est rien…  Belle leçon d’humilité non ?

Concernant le patient, son enseignement sera de comprendre rapidement  l’importance de l’origine de sa ou ses problématiques(s). Il est important de souligner qu’il sera le coauteur du changement à atteindre.

  Auriez-vous des livres qui vous ont marqué dans votre parcours à nous conseiller ?

Un seul  livre, impossible… Plusieurs par contre, comme « Le chevalier à l’armure rouillée » de Robert Fisher, « Les quatre accords toltèques » de Miguel Ruiz, « Le pouvoir de l’instant présent » de Eckhart  Tolle, les livres de Guy Corneau, …

Commentaires

  • Bravo Nathalie,
    C’est très agréable de naviguer d’article en article.
    Les informations y sont utiles et pertinentes, et l’atmosphère est paisible.

    Merci, merci
    Et encore bravo 🙂

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