Demain ne sera pas comme hier. Il sera nouveau et il dépendra de nous. Il est moins à découvrir qu'à inventer - Gaston Berger

Ancien vigneron dans le Var, Patrick Horst a emprunté, comme souvent les invités du blog de la crise de la quarantaine, plusieurs voies dans son cheminement personnel.

affiche-WEB-BLISSFormé au shiatsu, mais aussi ceinture noire 3ème dan d’aïkido et détenteur du brevet d’état (BEES1), il coorganise avec Charlotte Saint Jean de YogaChezMoi pour la deuxième année consécutive, le festival Bliss, événement autour du yoga et des pratiques douces, les 20 & 21 juin prochain à Darwin, dans le quartier de la Bastide à Bordeaux.

Au programme : 25 professeurs (dont le très actuel Mika de Brito), près de 40 cours et ateliers, des sites de pratique inhabituels, des exposants, des animations pour les enfants, un espace massage et des conférences gratuites.

Un week-end sous le signe de l’échange et de la bienveillance qui coïncide avec la toute première Journée Internationale du Yoga décrétée cette année par l’ONU, pour faire connaître les bienfaits de la pratique du yoga tout au long du 21 juin.

 

Patrick Horst est mon invité

 

  Vous portez plusieurs casquettes, puisqu’en parallèle de ce festival, vous êtes aussi le fondateur du Bivouac à Darwin. En quoi réside  la finalité de ce lieu ?

 Elle est très simple : promouvoir le bien-être du corps, comme celui de l’esprit. Mon idée résidait dans le fait de réunir, des spécialistes de pratiques douces dans un centre de mieux-être, à l’intérieur duquel il y aurait beaucoup de passerelles entre les différentes activités proposées : hatha yoga, l’aïkido, le lady yoga, le qi gong, la sophrologie, la mindfulness, le taïchi, la méthode Pilates, l’aromathérapie, etc.

Le Bivouac fait écho à notre besoin de ralentir, de faire une pause loin du tumulte de la rue et du monde pour se ressourcer, respirer, prendre le temps de vivre.

Quoi de mieux qu’un lieu très tendance pour montrer que, même si issu d’une tradition ancestrale, le yoga reste très moderne et plus que jamais d’actualité dans un monde trop rapide où l’on n’a plus le temps de prendre soin de soi !

  L’aïkido, art martial japonais, tient une place particulière dans votre parcours. Comment l’abordez-vous et transmettez-vous cet enseignement ?

Les gens assimilent souvent l’aïkido à un art martial de self défense, alors qu’il symbolise une rencontre entre des techniques de combat et une réflexion métaphysique. Dans mes cours, j’en fais donc une affaire d’harmonisation des relations humaines, une manière de résoudre les situations conflictuelles le plus paisiblement possible : comment répondre, par exemple, à une situation d’agression verbale ou physique de la manière la plus pacifique possible ?

L’image du paratonnerre me semble idéale pour représenter ce que véhicule l’aïkido : l’agression serait la foudre, l’aïkido et vous, le paratonnerre qui dévie l’attaque.

En aïkido, nous apprenons à respecter l’intégrité de l’agresseur, tout en montrant l’inutilité de l’offensive et surtout, que nous pouvons être beaucoup plus constructifs que ça.

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  Vous avez également pratiqué le shiatsu. Est-ce que toutes ces disciplines peuvent être des outils utiles à la traversée de la crise de la quarantaine ?

Dans mon cabinet de shiatsu, j’ai pu dresser le constat principal suivant : beaucoup de gens marchent à côté de leurs pompes, c’est-à-dire qu’ils se retrouvent complètement déconnectés d’eux-mêmes, de leur ressenti intérieur. Ces pratiques douces vous aident à vous ré-ancrer, elles vous ramènent à l’essentiel. Les gens qui s’y intéressent sont en quête de sens, ils se posent des questions sur eux, sur leur vie, se demandent : « pourquoi je fais ce que je fais ? », ils traversent justement cette fameuse crise de milieu de vie et apparaissent clairement en quête d’autre chose que du pur besoin de se dépenser physiquement. Ils viennent aussi y rechercher de l’échange, et demeurent intrigués par cette philosophie de vie.

A force d’avoir été dans l’action, l’être humain finit par s’épuiser et autour de la quarantaine, nous réalisons souvent que nous nous perdons de vue, que nous ne sommes plus à l‘écoute de nous-mêmes, nous commençons à rencontrer des problèmes de santé, à avoir mal partout, des soucis de sommeil, parfois de poids, etc.

Les enseignants de ces pratiques douces représentent souvent des personnes qui vous montrent une voie. Après, les gens se l’acheminent à leur vitesse. Parallèlement, les praticiens apprennent aussi beaucoup de leurs élèves !

  Pour en revenir à votre festival, il traduit donc votre envie de partager, de mettre en avant des enseignants qui feront du bien aux autres ?

Les valeurs partagées des participants au festival Bliss se résument par des mots tels que la bienveillance, s’ancrer dans l’instant présent, la solidarité, le non-jugement. A travers cet événement et nos pratiques respectives adaptées à chacun, nous souhaitons transmettre ces valeurs.

  Un dernier mot, car vous enseignez également à beaucoup d’enfants. Pourquoi ?

Je dis souvent que le monde de demain est fait des enfants d’aujourd’hui, et que si les enfants d’aujourd’hui pouvaient être mis en contact avec la méditation de pleine conscience (Mindfulness), le yoga et les massages, le monde serait alors incontestablement différent, car ce sont des pratiques extrêmement utiles pour ne pas perdre cette connexion à nous-mêmes.

Retrouvez toutes les informations utiles & pratiques du Festival Bliss sur : http://www.festival-yoga-bliss.fr/ et du Bivouac sur : http://www.bivouacdarwin.com

 

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