On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années; on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l'âme - Douglas Mac Arthur

Et voilà ! Une nouvelle rentrée se présente à nous avec un tout autre rythme que celui de l’été qui s’en va sur la pointe des pieds, des plages peu à peu abandonnées, …

Rentrée scolaire, rentrée littéraire, mais aussi cinématographique ont inspiré en partie ce billet.

Deux œuvres, notamment dans le prolongement de certains questionnements en lien avec la crise de la quarantaine, viennent m’interpeler et me faire, une fois n’est pas coutume, réfléchir sur le sens de la vie, sur ce que nous faisons du temps qui passe et, par conséquent, du temps qu’il nous reste ici bas.LeTOUTNOUVEAU TESTAMENT

Comment savoir à quel moment l’épée de Damoclès va s’abattre sur notre petite tête ? Justement, les protagonistes du « Tout nouveau testament », dernier film quelque peu loufoque du cinéaste Belge Jaco van Dormael, eux, sont avertis par un sms du temps qu’il leur reste à vivre sur la planète bleue. Imaginez le choc. Une fois la secousse passée, je me demande si cela ne serait pas,quelque part, une certaine chance de recevoir ce type d’information ?

Nous autres, occidentaux, possédons une fâcheuse tendance à nous croire immortels et à vivre comme si l’éternité s’offrait à nous. Moi la première d’ailleurs. Mais si nous savions pour quelle durée nous sommes de passage, notre rapport à la vie, et à la pleine conscience en serait forcément bouleversé. Nous perdrions certainement moins de temps avec des broutilles pour nous concentrer sur l’essentiel. Le fameux moment présent nous apparaîtrait comme une évidence à ne pas rater.

indexCet type d’expérience étrange, Lucio, le personnage central des « Beignets d’Oscar ou mes 100 jours de bonheur » de l’écrivain Fausto Brizzi, va également la vivre (d’une autre manière que je ne peux vous révéler pour ne pas vous gâcher le plaisir d’une lecture vivement recommandée).

Ce roman dépeint une véritable ode à la vie avec un personnage, justement quarantenaire, forcé de dresser le bilan du milieu de sa vie … Tendre, drôle et émouvant, Lucio nous invite à profiter pleinement, simplement, des petites choses qui s’offrent tous les jours à nous. Un peu à la manière de « La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules » où Philippe Delerme nous rappelle combien  les instants anodins de notre quotidien sont agréables, doux et que le bonheur se compose aussi ou surtout, de ces menus plaisirs.

Lucio, lui, nous invite même à participer à sa démarche, puisque certaines pages blanches du livre, proposent directement aux lecteurs d’effectuer ses propres listes de « J’aime / Je déteste » pour mieux apprécier la quintessence de ce qui nous tient à cœur.

Et si nous n’avions pas besoin d’un sms pour nous atteler de ce pas à la réalisation de notre propre bonheur, puisque nous en restons pleinement les artisans ? Si nous décidions de rejoindre la pleine conscience dès à présent pour dévorer la vie comme ces beignets, petites douceurs au goût sucré, à pleines dents et sans retenue ? Si c’était ça le véritable challenge de notre rentrée ? L’aborder comme le premier jour du reste de notre nouvelle vie. Lâcher prise, se laisser porter au gré du vent et surtout transmettre cette magnifique joie de vivre à nos enfants. Quel plus beau cadeau à se faire à soi-même ?

Je vous souhaite une magnifique rentrée !

 

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